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Réflexes archaïques : favoriser leur intégration pour un bon développement

19/12/2025

Réflexes archaïques : favoriser leur intégration pour un bon développement

Qu’est-ce qu’un réflexe archaïque ?

 

Un réflexe archaïque est un mouvement involontaire, présent dès la naissance.
Il permet au nourrisson de s’adapter à son environnement (respirer, téter, se protéger).

Ces réflexes ont vocation à s’intégrer naturellement au cours des premiers mois de vie, à mesure que le cerveau mûrit.

 

Un exemple fréquent : le réflexe de Moro

 

Le réflexe de Moro se manifeste par un sursaut, souvent accompagné d’une ouverture des bras et de pleurs, face à un bruit ou une sensation de perte de sécurité.

Il est normal à la naissance et s’intègre généralement avant 6 mois.

 

Lorsqu’un réflexe reste actif

 

Si un réflexe archaïque, comme celui de Moro, reste trop présent, le système nerveux peut rester en hypervigilance.

 

Cela peut s’exprimer par :

 - un sommeil agité,

 - une grande sensibilité aux stimulations,

 - une difficulté à se poser,

 - des tensions corporelles.

 

L’apport de l’ostéopathie

 

L’ostéopathie du nourrisson est une approche douce, globale et respectueuse.

Lors d’une séance, mon travail consiste à :

 - libérer les tensions liées à la grossesse ou à l’accouchement,

 - apaiser le système nerveux,

 - redonner au corps les conditions nécessaires à une intégration naturelle des réflexes.

 

Je n’impose rien au corps : je l’accompagne là où il en est, à son rythme.

 

Un soin au service du développement

 

Consulter en ostéopathie, c’est soutenir le bon développement du bébé, parfois en prévention, parfois pour répondre à des signes qui interrogent les parents.

Chaque enfant possède ses propres capacités d’adaptation.
Mon rôle est de les accompagner avec écoute, compréhension et douceur.

 

En quelques mots

 

Les réflexes archaïques sont une étape normale du développement.
Lorsqu’ils peinent à s’intégrer, un accompagnement ostéopathique peut aider le corps à retrouver équilibre et sécurité.

« L’histoire d’un patient qui a donné un sens profond à ma pratique »

19/11/2025

« L’histoire d’un patient qui a donné un sens profond à ma pratique »

Ce patient était venu un jour avec une douleur au dos, le regard calme mais légèrement éteint, comme s’il avançait dans un léger brouillard intérieur. Il ne parlait pas de souffrance aiguë : seulement d’une sensation diffuse, presque impalpable, mais suffisamment présente pour le perturber.
Après une ou deux séances, la douleur ne l’avait pas totalement quitté, mais elle était moins gênante. Et surtout, ce ressenti diffus s’était affiné : comme si une part de lui s’était éteinte sans qu’il s’en rende compte.

Il comprit alors rapidement à quel événement de sa vie cela renvoyait.

 

Il me racontait une enfance pleine de vie et d’insouciance. Puis les années avaient défilé : études, travail, responsabilités… jusqu’à ce qu’un soir, dans l’obscurité, une crise d’angoisse surgisse, brutale, incompréhensible.
Une vague puissante dans la poitrine qui lui avait donné la certitude d’être en danger alors que rien, réellement, ne menaçait sa vie.
Ce n’était pas un danger extérieur : c’était un déséquilibre intérieur qui cherchait à se faire entendre.

 

Comme beaucoup sans doute, il s’était tourné vers ce qu’on lui proposait : un antidépresseur pour tenir le coup.

Cela avait calmé la surface, mais figé la profondeur.
Il avait compris plus tard que cette « aide » n’avait pas résolu ce qui demandait encore à être vécu.
Il ne s’agit pas de le juger : ce filtre mis en place peut prendre bien d’autres formes comme le sport à outrance, l’hyperactivité, l’alimentation émotionnelle, le travail compulsif, le contrôle permanent, la drogue, l’alcool… autant de façons d’éviter ce qui dérange.

 

Pendant des années, les émotions non traversées s’étaient déposées dans son corps.
Car le corps parle en premier.
Il se tend, compense, se protège, garde la trace de ce qui n’a pas été digéré.
Il ne mentalise pas : il montre.

 

Le mental, lui, organise, anticipe, interprète, amplifie parfois.
Et derrière lui se trouve l’ego : non pas une identité, mais un programme d’identification.

Un mécanisme interne au mental chargé de maintenir une continuité, une sécurité, parfois au prix de notre liberté intérieure. Il protège, souvent très vite, parfois trop vite, en conservant les anciens schémas.


Quand il est arrivé en séance, ce patient portait vingt ans de tentatives d’arrêt, de peurs, d’efforts… mais surtout un courage silencieux de guerrier qui ne demandait qu’à émerger.
Avancer implique parfois de dire au revoir à l’ancien Moi.


C’est une étape émouvante, parfois bouleversante, car elle demande de laisser s’effacer ce que l’ego tentait de préserver.
Mais c’est souvent ainsi que l’Être cet espace calme et stable — peut reprendre sa place.

 

À cette période, j’avançais moi-même dans l’approche tissulaire ostéopathique. Je ne savais pas encore pourquoi elle m’attirait autant, mais quelque chose en moi reconnaissait une évidence.
Et la vie étant bien faite, plusieurs annulations successives m’ont permis d’enchaîner les trois niveaux de formation en moins d’un an.
Il s’agit d’une formation que l’on suit après l’obtention du diplôme d’ostéopathe, un outil supplémentaire… même si, paradoxalement, le fond de cette approche représente l’essence même de l’ostéopathie, celle qui s’est parfois perdue dans les écoles parce qu’elle n’est ni mesurable ni quantifiable.


Au fil de ce parcours, je comprenais peu à peu que cette approche allait me permettre de rencontrer l’humain dans sa globalité, exactement là où se joue l’essentiel.


Cette pratique n’est pas de « faire ».
Elle demande de laisser faire le corps.
D’être présent, stable, neutre.
Et cela demande un vrai travail intérieur : mettre de côté nos croyances, nos attentes, nos automatismes, pour offrir au patient la meilleure version de nous-même.

 

Et parfois, ce que le corps demande est très « simple ».
Une articulation bloquée, une vertèbre en restriction, une tension locale : une manipulation précise ou une technique structurelle peut soulager immédiatement.
Ces gestes font partie du métier. Ils ont leur place.

Ils doivent même en faire partie lorsque c’est ce dont le corps a besoin. Et parfois, ils suffisent.
Pas besoin d’aller sans cesse chercher une explication existentielle.
Il y a un temps pour tout : l’essentiel est toujours de respecter ce qui est juste, à ce moment précis.

 

Et d’autres fois, ce que le corps demande est plus « complexe » ou demande plus de temps.
En effet, pour ce patient, le chemin avait une autre forme : un besoin de s’alléger, encore et encore.
À chaque séance, son corps révélait les endroits où les émotions non digérées s’étaient déposées : un thorax figé, une vertèbre verrouillée, une zone lombaire en vigilance.


Une cellule peut se figer dans un temps, un espace et une énergie où elle n’a pas su s’adapter.
Elle ne ment pas : elle se souvient.
Elle en a même conscience.
Et lorsqu’elle est prête, elle relâche.


Dans ces moments-là, la main de l’ostéopathe devient un lieu où cette libération peut se présenter.

 

Pour ce patient, un jour, une libération profonde s’est produite : chaleur, souffle, malaise, larmes…
Sur le moment, c’était déstabilisant, désagréable puis libérateur.
Il m’a demandé après un temps de récupération de quelques minutes : « Qu’est-ce qu’on fait de ça ? »
Eh bien… RIEN. Et ce “rien” n’est jamais simple pour le mental.

 

Car ce n’est que plus tard, quand le moment était juste, que quelque chose s’est éclairé pour lui.
Seul, dans l’obscurité, dans exactement le même contexte que lors de sa première crise, il réalisa que la gêne thoracique qu’il portait depuis vingt ans… n’était plus là.


Au fil des séances, sans forcer, sans chercher à tout comprendre, nous avons laissé son corps rééquilibrer ce qui devait l’être.
Certaines libérations furent nettes, d’autres plus subtiles, presque imperceptibles sur le moment.

 

Progressivement, il n’a plus été submergé par ses émotions.
Il a retrouvé son souffle, sa stabilité, sa liberté intérieure.
Il a ainsi pu ajuster son traitement et l’arrêter progressivement, en accord avec son médecin et dans le respect de son rythme.

Jusqu’à ne plus dépendre de la chimie.
Il a laissé derrière lui l’ancien moi qui tentait de survivre, pour laisser émerger celui qui voulait simplement vivre.

 

Il a retrouvé son étincelle.
Et au passage, il la transmet à d’autres et ça c’est un beau cadeau !

 

Pour Conclure :


Ce récit n’est pas une fiction.
Je partage simplement ce que j’ai vécu avec cette personne, dans un cadre authentique, thérapeutique et profondément humain.


C’est ainsi que je comprends l’ostéopathie aujourd’hui, et c’est dans cette vision-là que je souhaite que vous compreniez ce que j’ai à vous proposer.

 

Je ne cherche ni à prouver, ni à convaincre de l’efficacité de cette approche, et encore moins à me mettre en avant.
Je suis simplement heureux d’avoir eu l’ouverture d’esprit nécessaire pour pouvoir, aujourd’hui, proposer ce type d’accompagnement.

 

Les personnes qui y sont sensibles sont les bienvenues dans mon cabinet.
J’accompagnerai votre corps là où il souhaite aller, à son rythme.


Mes mains, ma présence et mon cœur sont là pour accueillir ce qui se présente, dans toutes ses dimensions et avec bienveillance.
Votre histoire vous appartient, et c’est elle qui donne le rythme.

 

Sachez tout de même que ce chemin, je l’ai traversé moi aussi pour vous proposer ce point d’appui neutre. J’ai dû être patient, expérimenter, et accepter que certaines étapes remuent.
Des outils simples m’y ont aidé : la méditation, la cohérence cardiaque, l’écriture, la musique… rien d'inconnu mais tout ce qui ramène à l’instant présent, là où il n’y a ni mental ni ego.


Car quand la peur se manifeste, il faut s’appuyer sur ces pratiques pour lâcher prise et laisser passer ce qui ne l’a pas été.
Les choses se déploient comme elles doivent, et l’on finit toujours par se sentir plus léger.

 

Je souhaite remercier toutes celles et ceux qui m’ont transmis ces connaissances, ces outils et cette vision.
Avec une attention particulière pour Marie et Alain, qui m’ont accompagné avec tout leur cœur sur ce chemin. 

Eckhart Tolle : l’art de la présence, une voie vers l’apaisement du corps et de l’esprit

04/08/2025

Eckhart Tolle : l’art de la présence, une voie vers l’apaisement du corps et de l’esprit

Une présence qui transforme


Né en Allemagne en 1948, Eckhart Tolle traverse une profonde crise existentielle à l’âge de 29 ans. C’est au cœur de cette souffrance qu’il vit une bascule : le mental se tait, la lutte intérieure cesse… et un état de présence paisible émerge.

Depuis, il partage une voie simple et universelle : l’instant présent est le seul endroit où la paix est possible. Il ne s’agit pas d’atteindre un objectif futur, mais d’apprendre à habiter pleinement ce qui est, sans jugement ni résistance.

 

« Là où se trouve votre attention, là se trouve votre vie. » Eckhart Tolle

 

Corps et conscience : un lien vital


Ce que propose Tolle, c’est aussi un retour au corps. Dans ses écrits et conférences, il invite à ressentir la vie dans le corps, à écouter les sensations subtiles, à s’ancrer dans le souffle, dans la densité physique. Le corps devient alors une porte d’entrée vers la conscience.

En ostéopathie, nous observons à quel point le stress, les ruminations mentales ou les conflits émotionnels peuvent se cristalliser dans les tissus. En retrouvant une connexion simple et directe au corps, nous offrons la possibilité à la personne de relâcher ces tensions profondes.

 

Une inspiration dans la pratique thérapeutique


L’enseignement d’Eckhart Tolle m’inspire dans ma posture de praticien. Être pleinement présent à la personne, sans intention, sans projection, c’est offrir un espace d’écoute et de sécurité dans lequel le corps peut commencer à relâcher.

L’instant présent, dans une séance, est souvent le moment où quelque chose bascule : une respiration plus ample, une détente spontanée, une prise de conscience. C’est là que le soin commence vraiment.

 

Un chemin simple, accessible à chacun


Vous n’avez pas besoin de "changer" votre vie pour aller mieux. Peut-être simplement d’être là, un peu plus, un peu mieux. De ressentir, de ralentir, de respirer. Le corps sait faire, si on lui en laisse l’espace.

 

Fatigue, tensions, stress, ruminations ? Une séance d’ostéopathie peut vous aider à revenir au calme intérieur, en retrouvant un lien profond avec votre corps. Je vous accompagne dans cette reconnexion douce et consciente.

Pierre Tricot : l’ostéopathie tissulaire, au service de l’intelligence du corps

04/08/2025

Pierre Tricot : l’ostéopathie tissulaire, au service de l’intelligence du corps

Un ostéopathe chercheur, ancré dans le vivant


Pierre Tricot est un ostéopathe français, formé aux bases classiques de la discipline. Mais très vite, il ressent que quelque chose manque : une profondeur d’écoute, une manière de se mettre véritablement à l’écoute de l’intelligence du corps, au-delà des structures visibles ou des techniques apprises.

Son parcours, jalonné de recherches, d’expérimentations et de remises en question, le conduit à développer ce qu’il nomme l’ostéopathie tissulaire. Une approche qui invite le praticien à percevoir les tensions inscrites dans les tissus, à reconnaître ce que le corps veut bien livrer… et à accompagner en confiance, sans forcer.

 

Une nouvelle compréhension des tissus et de leur mémoire


Selon Pierre Tricot, les tissus du corps ne sont pas de simples structures mécaniques. Ils sont porteurs d’informations, de mémoires, de traces d’expériences passées : traumatismes physiques, chocs émotionnels, stress profonds.

L’ostéopathie tissulaire repose sur trois piliers essentiels :

 - Une écoute subtile du corps, au-delà du mental

 - Le respect du rythme propre à chaque personne

 - La libération des tensions inscrites dans la mémoire corporelle, par un toucher doux, sans intention imposée

Cette approche s’adresse à toute personne désireuse de renouer avec son corps en profondeur, notamment face à des douleurs chroniques, du stress, des troubles inexpliqués ou un mal-être diffus.

 

Une posture thérapeutique basée sur l’humilité


« Le corps sait. Le praticien écoute. Il ne fait que suivre. » Pierre Tricot

Cette phrase résume à elle seule la posture proposée : le thérapeute ne "fait" pas, il se met au service du processus à l’œuvre dans le corps du patient.

 

Une inspiration pour une ostéopathie vivante


Aujourd’hui, l’approche de Pierre Tricot influence de nombreux ostéopathes qui souhaitent pratiquer autrement : plus à l’écoute, plus en lien, plus profondément humain. Dans mon cabinet, cette philosophie m’accompagne chaque jour : je prends le temps d’écouter, de sentir, de laisser émerger ce qui demande à être libéré, sans précipitation ni intention corrective.

 

Parce que derrière chaque douleur, chaque tension, il y a un message du corps… et souvent, un chemin vers plus de légèreté, de liberté et de présence à soi.

 

Vous ressentez des blocages physiques ou émotionnels, une fatigue inexpliquée, ou simplement le besoin d’être écouté en profondeur ? L’ostéopathie tissulaire est une approche douce et respectueuse pour accompagner ce chemin intérieur vers l’apaisement.

Carl Gustav Jung : comprendre l’inconscient pour mieux s’équilibrer

28/07/2025

Carl Gustav Jung : comprendre l’inconscient pour mieux s’équilibrer

L’inconscient, un allié pour mieux se connaître


Pour Jung, l’inconscient n’est pas seulement un réservoir de souvenirs refoulés, mais un espace créatif et vivant, porteur de messages et de symboles. Il croyait que la guérison intérieure passe par une meilleure relation entre la psyché consciente et les forces inconscientes, afin de retrouver un état d’harmonie.

Cette vision résonne avec la pratique ostéopathique, qui écoute le corps comme un langage. Les tensions, douleurs ou blocages ne sont pas uniquement mécaniques : ils peuvent aussi être l’expression de vécus émotionnels ou de stress profondément ancrés.

 

Archétypes et quête d’équilibre


Jung introduit la notion d’archétypes : des formes universelles présentes dans toutes les cultures (le Sage, le Guerrier, l’Enfant, l’Ombre…). Ces archétypes influencent nos comportements, nos choix et même notre santé psychocorporelle.
Reconnaître ces forces intérieures, les écouter, les intégrer, est une étape vers l’individuation, ce processus par lequel nous devenons pleinement nous-mêmes.

« Celui qui regarde à l’extérieur rêve ; celui qui regarde à l’intérieur s’éveille. » Carl Gustav Jung

 

Le lien entre corps et psyché


Le travail de Jung nous rappelle que le corps et l’esprit ne font qu’un. Une tension dans le dos, une migraine ou une fatigue persistante peuvent parfois être l’écho d’un conflit intérieur, d’une émotion bloquée ou d’un stress non exprimé.

 

Dans mon cabinet, cette compréhension me guide : à travers un toucher doux, une écoute attentive, je cherche à accompagner le corps mais aussi l’être dans sa globalité. L’ostéopathie peut être un chemin vers plus de conscience, de libération et de sérénité.

 

Un héritage qui inspire encore


Aujourd’hui, les idées de Jung inspirent non seulement la psychologie moderne, mais aussi de nombreuses approches thérapeutiques holistiques. Son message reste universel : la vraie santé naît de l’unité intérieure, de la reconnaissance de ce qui nous habite, consciemment ou non.

 

Vous traversez une période de stress, de fatigue ou de blocages récurrents ? L’ostéopathie, en soutenant l’équilibre corps–mental–émotions, peut vous aider à retrouver plus de clarté et de vitalité.